Les défis du bénévolat en ligne en temps de pandémie

Quelques études récentes ont déjà évalué l’impact de la numérisation du bénévolat pendant la pandémie actuelle. Nous aimerions attirer votre attention ici vers une étude en particulier qui examine très bien l’enjeu : Satisfaction With Informal Volunteering During the COVID-19 Crisis: An Empirical Study Considering a Swiss Online Volunteering Platform, de l’auteur Stefan Trautwein et plusieurs de ses collègues.

Le but de cette étude est essentiellement d’analyser le bénévolat informel de crise pendant la période de confinement de la pandémie de COVID-19, et ce plus précisément en Suisse. Les auteurs définissent tout d’abord le bénévolat de crise comme une réponse ponctuelle et à court terme aux urgences, aux catastrophes et aux crises sociopolitiques.

Compte tenu des circonstances imposant la distanciation sociale pendant le confinement, les bénévoles voulant contribuer étaient fortement dépendants des plateformes de correspondance pour les mettre en contact avec les personnes dans le besoin et les différentes tâches proposées par les organismes communautaires. Les plateformes en ligne se sont donc rapidement avérées être un instrument efficace pour le recrutement des bénévoles et surtout pour relier ceux-ci aux différentes tâches à accomplir.

Considérant ces grands chambardements par rapport aux manières traditionnelles de réaliser du bénévolat, les auteurs se sont donc demandé si la satisfaction des bénévoles changeait ou était impactée négativement ou positivement par rapport à la réalisation de tâches en ligne. Pour ce faire, les auteurs ont réalisé un sondage sur le sujet qui a été rempli par plus de 550 personnes s’étant impliqué bénévolement pendant le début de la pandémie au printemps 2020.

Les auteurs en viennent à la conclusion que non seulement les bénévoles étaient plutôt satisfaits de leurs tâches en ligne – principalement parce que celles-ci étaient reliées à une cause importante et qu’elles renforçaient le sentiment de confiance en soi – mais aussi que cette satisfaction du bénévolat en temps de crise pouvait très bien conduire ces bénévoles à continuer à s’impliquer dans le long terme.

Cette dernière conclusion à un donc un impact majeur pour les organismes ayant accueilli des bénévoles à court terme pendant la pandémie. Il se pourrait très bien, disent les auteurs, que cette expérience de bénévolat ait germé l’envie de donner plus de son temps pour de différentes causes. Il sera donc plus qu’important de relancer ces bénévoles lors des prochaines campagnes importantes, nous avons là des personnes qui sortiront de cette pandémie transformées pour le mieux.